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Thèse soutenue le
16 décembre 2009

mention très honorable

Jury
M. Alain Chenu
M. Philippe Coulangeon
M. Michel Gollac
Mme Catherine Marry
M. Louis-André Vallet

résumé de la thèse

 

> English version <
 
 

Claire
Létroublon

  letroublon@ensae.fr Tél. 01 41 17 57 37
Allocataire du Centre de recherches en économie et statistique (CREST/INSEE)

« Les effets du statut d'activité des femmes sur les pratiques culturelles maternelles et sur les loisirs des enfants »
Directeur : Alain Chenu

Sujet de la thèse
 

Mon sujet de thèse porte sur le travail des femmes en France. Il est issu de mon mémoire de DEA, où j’avais tenté de souligner les effets de l’activité professionnelle des femmes sur leurs pratiques culturelles en intégrant une perspective temporelle. Deux principaux éléments ont été ajouté : le rapport à l’emploi n’apparaît plus à travers la dichotomie habituelle actives-inactives mais à travers trois modèles : actives, inactives ex-actives et inactives totales ; les pratiques culturelles sont conservées mais ne constituent plus les seuls comportements étudiés, l’éducation des enfants et la consommation ont été également retenues de façon à considérer différents éléments du mode de vie des femmes.
Les trois modèles d’activité des femmes s’inscrivent dans leur cycle de vie. Ils dépendent d’éléments professionnels, qui leur sont propres (adéquation entre niveau de diplôme obtenu et profession exercée, conditions de travail…) ou qui sont relatifs à d’autres individus (profession de la mère, profession et revenu du conjoint…) et d’éléments familiaux (naissance, nombre, âge…des enfants). Ils peuvent être considérés comme un choix de la part des femmes entre emploi et famille. Même si ces modèles d’activité ont connu des évolutions au cours des dernières décennies, ils continuent d’exister aujourd’hui : les actives constituent le modèle dominant et sont de plus en plus nombreuses à être mères de famille ; les inactives ex-actives forment un groupe relativement homogène et restent sensibles à la fois aux politiques de l’emploi et aux politiques familiales et les inactives totales régressent d’une génération à l’autre.
L’activité professionnelle est donc placée au centre de mon travail. Elle est considérée comme une variable à part entière et de ce fait comme un facteur supplémentaire pouvant expliquer des comportements. Des comparaisons sont établies entre les trois modèles d’activité, de manière à voir s’ils correspondent à trois groupes de comportements distincts ou si au contraire des similitudes apparaissent entre eux. Concernant les inactives ex-actives, l’accent est mis sur des caractéristiques qui leur sont propres, comme la durée d’inactivité et l’ancienne profession exercée, de façon à faire apparaître les éventuels effets de l’activité professionnelle au-delà de son exercice.

Enquêtes utilisées :

Pratiques culturelles des Français du Ministère de la Culture 1973, 1981, 1988 et 1997
Efforts éducatifs des familles de l’Insee 1993-1994
Budget de famille de l’Insee 1978-79, 1984-85, 1989 et 1994-95.