Mon sujet de thèse
porte sur le travail des femmes en France. Il est
issu de mon mémoire de DEA, où j’avais
tenté de souligner les effets de l’activité
professionnelle des femmes sur leurs pratiques culturelles
en intégrant une perspective temporelle. Deux
principaux éléments ont été
ajouté : le rapport à l’emploi
n’apparaît plus à travers la dichotomie
habituelle actives-inactives mais à travers
trois modèles : actives, inactives ex-actives
et inactives totales ; les pratiques culturelles sont
conservées mais ne constituent plus les seuls
comportements étudiés, l’éducation
des enfants et la consommation ont été
également retenues de façon à
considérer différents éléments
du mode de vie des femmes.
Les trois modèles d’activité des
femmes s’inscrivent dans leur cycle de vie.
Ils dépendent d’éléments
professionnels, qui leur sont propres (adéquation
entre niveau de diplôme obtenu et profession
exercée, conditions de travail…) ou qui
sont relatifs à d’autres individus (profession
de la mère, profession et revenu du conjoint…)
et d’éléments familiaux (naissance,
nombre, âge…des enfants). Ils peuvent
être considérés comme un choix
de la part des femmes entre emploi et famille. Même
si ces modèles d’activité ont
connu des évolutions au cours des dernières
décennies, ils continuent d’exister aujourd’hui
: les actives constituent le modèle dominant
et sont de plus en plus nombreuses à être
mères de famille ; les inactives ex-actives
forment un groupe relativement homogène et
restent sensibles à la fois aux politiques
de l’emploi et aux politiques familiales et
les inactives totales régressent d’une
génération à l’autre.
L’activité professionnelle est donc placée
au centre de mon travail. Elle est considérée
comme une variable à part entière et
de ce fait comme un facteur supplémentaire
pouvant expliquer des comportements. Des comparaisons
sont établies entre les trois modèles
d’activité, de manière à
voir s’ils correspondent à trois groupes
de comportements distincts ou si au contraire des
similitudes apparaissent entre eux. Concernant les
inactives ex-actives, l’accent est mis sur des
caractéristiques qui leur sont propres, comme
la durée d’inactivité et l’ancienne
profession exercée, de façon à
faire apparaître les éventuels effets
de l’activité professionnelle au-delà
de son exercice.
Enquêtes utilisées :
Pratiques culturelles des Français
du Ministère de la Culture 1973, 1981, 1988
et 1997
Efforts éducatifs des familles de
l’Insee 1993-1994
Budget de famille de l’Insee 1978-79,
1984-85, 1989 et 1994-95.
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